Stone Junction de Jim Dodge

J’ai découvert récemment Stone Junction paru en 1990 aux États-Unis, seulement traduit en 2008 en français par Nicolas Richard, roman encensé par l’illustre Thomas Pynchon qui dit à son propos : « Lire Stone Junction, c’est participer à une fête ininterrompue en l’honneur de tout ce qui compte ». Et effectivement, ce roman est une « fête », un récit jubilatoire, intelligent, malin, inattendu, fin et désopilant, profond et métaphysique, une « fête ininterrompue », sans temps morts, une « fête » où la contemplation est mise au même rang que l’action et, où, nourri d’un intertexte riche et d’une spiritualité certaine, Jim Dodge transporte ses lecteurs et ses lectrices dans un monde à la fois authentique et surnaturel, où la dimension fantastique vient s’inviter dans un univers terrien, encré dans la nature sauvage, élémentaire et secrète du monde et des humains, de manière subtile et vraisemblable. On y trouve effectivement « ce qui compte », un réseau d’entraide, des marginaux hauts en couleur et incroyablement attachants, l’explicable et l’inexplicable, la science et la magie, les forces et les faiblesses, l’humour, la poésie, l’amour, la folie et la liberté. Un énorme coup de cœur ! Lire la suite

Publicités