Avez-vous déjà lu… des messages cachés dans la poésie ?

On connaît tous la correspondance grivoise qu’a prétendument entretenu le célèbre couple d’écrivains Georges Sand et Alfred de Musset : une lettre romantique cachant une invitation coquine si on ne lit qu’une ligne sur deux, une réponse lyrique cachant un acrostiche libertin… Aujourd’hui, nous savons que cette correspondance est un canular datant de la fin du XIXe siècle, non signé par nos illustres auteurs français. Néanmoins, la littérature recèle de nombreux messages cachés, dissimulés par la rhétorique, permettant à nombre de poètes d’exercer leur virtuosité stylistique. Voici un petit échantillon de nos figures de style favorites permettant de cacher des messages secrets dans des textes aux apparences faussement innocentes… Lire la suite

Avez-vous déjà lu… une lipolepse ?

En janvier 1974, La Nouvelle Revue Française publie dans son numéro 253 une série de dix-neuf poèmes écrit par Raymond Queneau, poèmes qui ont tous une forme fixe jusqu’alors inédite. Plus tard, en 1975, ces poèmes, accompagnés d’une trentaine d’autres, seront publiés chez Gallimard dans un recueil intitulé Morale élémentaire. D’ailleurs, cette forme poétique si singulière porte le même nom de « morale élémentaire », mais aussi de « lipolepse », néologisme initialement employé par le poète OuLiPien. Mais précisément, qu’est-ce qu’une lipolepse ? Lire la suite

Avez-vous déjà lu… un poème monorime ?

On se souvient tous de nos cours de français où la poésie nous était enseignée, entre autres, par les fameuses rimes : rimes suivies (AABB), rimes croisées (ABAB) ou encore rimes embrassées (ABBA). Il existe évidemment d’autres variétés de rimes, toutes aussi harmonieuses les unes que les autres ; mais il est très rare de lire de la poésie monorime, c’est-à-dire qui n’utilise qu’une seule et unique rime (AAAAAAAA…). En termes de rhétorique, la poésie monorime est considérée comme lourde, disharmonieuse, presque comique, elle fatigue l’oreille par cette répétition sonore sans musicalité. Certes ! Mais il est cependant certains poètes qui ont su user avec intelligence de cette dissonante poésie monorime à des fins que je vous laisse découvrir… Lire la suite

Avez-vous déjà lu… un poème boule de neige ?

La boule de neige est une contrainte littéraire définie ainsi par l’OuLiPo (Ouvroir de littérature potentiel) : « Une boule de neige de longueur n est un poème dont le premier vers est fait d’un mot d’une lettre, le second d’un mot de deux lettres, etc…. Le nième vers a n lettres. » Ainsi, un poème dit boule de neige (ou en avalanche) est visuellement reconnaissable par son gonflement à la base, lui donnant des allures de triangle ! Il existe des variantes à cette contrainte d’écriture, comme la boule de neige fondante, dont le nombre de lettres par vers croît puis décroît, la boule de neige de mots, ou encore la boule de neige métrique prenant en compte non pas le nombre de lettres dans un vers mais le nombre de syllabes. Il est d’ailleurs un poème remarquable d’un illustre écrivain du XIXe siècle, une boule de neige métrique fondante… Lire la suite

Avez-vous déjà lu…un poème vide ?

Nous vous avons déjà parlé du poème le plus court du monde (lire notre article ici), poème au demeurant insolite, absurde et très amusant. Ici, nous changeons de ton pour parler drame et deuil. La poésie a maintes et maintes fois été sollicitée pour évoquer la mort et le deuil. Mais quand la mort est indicible, quand la souffrance de celui qui reste est ineffable, quels mots nous reste-t-il pour en parler ? Lire la suite