Des livres pour l’Avent

livres_cadeauxNous sommes aujourd’hui le 1er décembre, c’est le moment pour les enfants de se jeter sur leur calendrier de l’Avent et de dévorer, pour les plus gourmands, les 24 friandises qu’il contient ! En parallèle de ces traditionnels chocolats, plusieurs éditeurs proposent des livres pour attendre Noël, avec, en guise de gourmandises, des surprises textuelles, des histoires, des images, etc. Je vous propose ici une sélection, parmi l’offre de plus en plus croissante, de ce type d’ouvrages, qu’ils soient présentés en coffret, en calendrier ou en simple livre. Lire la suite

Publicités

Avez-vous déjà lu… un poème graphique ?

Nous connaissons tous les calligrammes d’Apollinaire, poèmes très visuelles, dont le texte est disposé de manière à former un dessin. À ce propos, si le calligramme vous intéresse, n’hésitez pas à consulter notre article sur un étonnant roman calligrammatique ! Mais il est une forme de poésie, également visuelle, dont la finalité n’est pas un travail direct sur la forme : il s’agit de la poésie graphique qui joue sur les variations typographiques (lettres capitales ou bas-de-casse, italique, gras, taille des lettres…) et une mise en page non-conventionnelle. Cette forme poétique novatrice a été initiée en 1897 par un illustre avant-gardiste… Lire la suite

Les Lieux de Georges Perec, une œuvre éclatée

Pierre Getzler_perec

Georges Perec photographié par Pierre Getzler

L’ensemble de l’œuvre de Georges Perec témoigne de son goût prononcé pour la description, l’énumération et l’exhaustivité, ainsi que pour une écriture méthodique et contrainte. C’est dans cette optique de l’écrivain OuLiPien entame en 1969 un projet colossal d’écriture d’un genre nouveau : pendant 12 ans, il décrira précisément 12 lieux parisiens au rythme de 2 lieux par mois, afin d’élaborer quelques 288 textes mettant en exergue l’influence du temps sur la ville, mais aussi sur l’écrivain lui-même et sur son écriture. Cette œuvre, malheureusement inachevée, devait s’intituler Les Lieux. Je vous propose ici de découvrir la genèse de ce texte et ses œuvres de remplacement. Lire la suite

Avez-vous déjà lu… un roman en calligramme ?

Guillaume_Apollinaire_Calligramme_ChevalLe calligramme est un mot-valise formé à partir des mots « calligraphie » et « idéogramme », inventé par Guillaume Apollinaire en 1918 pour son recueil de poèmes éponyme. Il désigne un poème dont le texte est disposé de manière à former un dessin, en lien avec ce qui y est énoncé. Fond et forme se font alors écho. Voyez ci-contre un très élégant calligramme d’Apollinaire en forme de cheval. Mais si le calligramme appartient à la poésie, un auteur s’est emparé de son esthétique graphique dans un genre qui s’y prête beaucoup moins : le roman. Il existe en effet un roman, curiosité éditoriale manifeste, qui use et abuse en toute légitimité de calligrammes, offrant à ses lecteurs une expérience de lecture inédite ! Lire la suite

Pourquoi les vieux livres vieillissent-ils plus vite que les très vieux livres ?

Nous avons tous eu entre les mains un livre aux pages jaunies et tachées, aux bords élimés, et surtout, surtout, ayant cette irrésistible odeur indéfinissable et si familière : celle du « vieux livre ». Mais comment se fait-il que des romans de la moitié du XXe siècle vieillissent plus vite que certains livres du XVIIIe, aujourd’hui encore en parfait état de conservation ?

Lire la suite

L’expérience « L’Épée des cinquante ans » de Danielewski

couverture_epee50ansAlors que The Familiar n’est pas encore sorti en France, je m’attèle au dernier et très intimidant livre de Marc Z. Danielewski traduit en français, L’Épée des cinquante ans. Bien que très admirative du génie créatif de cet auteur que j’ai découvert en 2002 avec le roman culte La Maison des feuilles, je ne pars pas conquise par ce curieux livre, craignant que la bizarrerie ne soit là que « pour faire bizarre ». Qu’en est-il après lecture, est-ce un roman creux ou de la vraie littérature expérimentale ?

Une expérience de lecture inédite

Ma première impression sur ce livre est mitigée : je suis agacée par une lecture difficile, un style tronqué, et en même temps, séduite par la beauté de l’écriture de Danielewski. Il faut d’ailleurs louer l’excellent travail d’Héloïse Esquié qui a traduit le livre en français. L’ouvrage s’ouvre sur une sorte de préface fictive ou de mode d’emploi expliquant que le texte à suivre est construit à partir des fragments de 5 discours énoncés par 5 protagonistes identifiables par 5 couleurs de guillemets. Le récit commence alors et on se retrouve face à une mise en page étonnante, déconcertante même, et particulièrement intimidante. Lire la suite