Lumikko de Pasi Ilmari Jääskeläinen

Pasi Ilmari Jääskeläinen est un auteur de littérature fantastique parmi les plus fameux de Finlande dont la réputation commence à s’étendre peu à peu au-delà des frontières de son pays. Lumikko, son premier roman publié en Finlande en 2006, est paru l’année dernière aux Éditions de l’Ogre – qui, semble-t-il, sont en train de devenir maîtresses dans l’art de dégotter des textes aussi inventifs que fascinants – dans la traduction française de Martin Carayol. J’ai découvert ce roman car cette jeune maison d’édition commence sérieusement à me faire de l’œil et je me penche de plus en plus sur son catalogue plus qu’alléchant. Lumikko est sorti en poche récemment, le premier poche des Éditions de l’Ogre, aux Éditions 10/18 (tant qu’à faire !), aussi, me suis-je laissée tenter par ce qui m’avait tout l’air d’un bon polar aux accents fantastiques autour des thèmes de l’écriture et de la lecture. Et évidemment, ce texte est bien plus qu’un bon polar aux accents fantastiques autour des thèmes de l’écriture et de la lecture ! Il s’agit davantage d’un roman jouant avec les codes génériques littéraires, confrontant la mythologie pittoresque finnoise à une mythologie plus moderne mais tout aussi fantasmagorique, sinon fantasmé : celle de l’écrivain·e, mais aussi de son lectorat que l’auteur décline avec une ironie aussi inattendue que délectable. Une très agréable surprise ! Lire la suite

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Watership Down de Richard Adams, et de l’importance de la réception en littérature

watership-down-couvIl est les livres qui vous happent pleinement, qui hantent vos journées et qui vous appellent à cor et cri jusqu’au moment salutaire où enfin, vous pouvez reprendre votre lecture. Au contraire, il est des livres qui vous déçoivent, voire qui vous trahissent, qui vous mettent en colère tant vous auriez aimé savoir les apprécier comme il se doit, sans succès, et que vous finissez par oublier sur la table de chevet. Malheureusement pour moi, Watership Down de Richard Adams, le petit dernier des remarquables éditions Monsieur Toussaint Louverture, est de ceux-là. Ce livre m’inspire le pire : de l’ennui. Aussi, je ne vais ici pas m’attarder à chroniquer un roman que je n’ai pas terminé, mais je vais profiter de cette récente expérience de lecture pour parler de théorie de la réception et de son importance : même si l’on s’efforce d’en connaître le moins possible sur un livre, notre lecture est fatalement influencée par l’idée qu’on s’en fait a priori et je pense que la fausse idée que je m’étais faite de Watership Down a fortement nuit à ma lecture. Je vous explique tout cela dans ce qui suit… Lire la suite