La Maison des épreuves de Jason Hrivnak

maison_epreuves_hrivnakPremier roman, si tant est qu’il s’agisse bien d’un roman, du canadien Jason Hrivnak, La Maison des épreuves est une curiosité littéraire. Publié outre-Atlantique en 2009, cet ouvrage est paru tout récemment en France, aux Éditions de l’Ogre, dans la traduction française de Claro, nous permettant de découvrir un texte pour le moins déconcertant, empreint d’une noirceur cauchemardesque, poussant dans ses retranchements les plus sombres les limites de la narration. On sort à la fois intrigué et marqué de cette lecture laborieuse et fascinante, perplexe quant à notre ressenti, comme au sortir d’un rêve inquiétant et absurde. Une lecture expérimentale assurément troublante… Lire la suite

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Vente à la criée du lot 49 de Thomas Pynchon

Chroniquer Pynchon, voilà un périlleux exercice que je n’imaginais pas si intimidant. En effet, Pynchon, c’est un peu mon auteur fétiche, découvert il y a une douzaine d’années à travers ses premiers romans (V., Vente à la criée du lot 49 et L’Arc-en-ciel de la gravité) : jamais je n’avais lu quelque chose de semblable et ce fut pour moi un véritable choc esthétique. J’ai d’ailleurs travaillé sur Pynchon lors de travaux universitaires sur le postmodernisme, cet auteur en étant une figure incontournable. Aussi, Vente à la criée du lot 49 n’est pas vraiment une découverte pour moi : je le lis et le relis depuis des années, mais cette fois-ci, j’ai décidé de le chroniquer ! Je sais, chroniquer sur mon petit blog un tel monument de la littérature est parfaitement vain, mais j’ai très envie de me prêter à l’exercice, de me dégager des mes réflexes académiques pour produire un texte plus personnel sur ce roman remarquable en plusieurs points. C’est donc parti pour la chronique la plus aventureuse que j’ai eu à écrire. Lire la suite

Avez-vous déjà lu… un roman en calligramme ?

Guillaume_Apollinaire_Calligramme_ChevalLe calligramme est un mot-valise formé à partir des mots « calligraphie » et « idéogramme », inventé par Guillaume Apollinaire en 1918 pour son recueil de poèmes éponyme. Il désigne un poème dont le texte est disposé de manière à former un dessin, en lien avec ce qui y est énoncé. Fond et forme se font alors écho. Voyez ci-contre un très élégant calligramme d’Apollinaire en forme de cheval. Mais si le calligramme appartient à la poésie, un auteur s’est emparé de son esthétique graphique dans un genre qui s’y prête beaucoup moins : le roman. Il existe en effet un roman, curiosité éditoriale manifeste, qui use et abuse en toute légitimité de calligrammes, offrant à ses lecteurs une expérience de lecture inédite ! Lire la suite