Lumikko de Pasi Ilmari Jääskeläinen

Pasi Ilmari Jääskeläinen est un auteur de littérature fantastique parmi les plus fameux de Finlande dont la réputation commence à s’étendre peu à peu au-delà des frontières de son pays. Lumikko, son premier roman publié en Finlande en 2006, est paru l’année dernière aux Éditions de l’Ogre – qui, semble-t-il, sont en train de devenir maîtresses dans l’art de dégotter des textes aussi inventifs que fascinants – dans la traduction française de Martin Carayol. J’ai découvert ce roman car cette jeune maison d’édition commence sérieusement à me faire de l’œil et je me penche de plus en plus sur son catalogue plus qu’alléchant. Lumikko est sorti en poche récemment, le premier poche des Éditions de l’Ogre, aux Éditions 10/18 (tant qu’à faire !), aussi, me suis-je laissée tenter par ce qui m’avait tout l’air d’un bon polar aux accents fantastiques autour des thèmes de l’écriture et de la lecture. Et évidemment, ce texte est bien plus qu’un bon polar aux accents fantastiques autour des thèmes de l’écriture et de la lecture ! Il s’agit davantage d’un roman jouant avec les codes génériques littéraires, confrontant la mythologie pittoresque finnoise à une mythologie plus moderne mais tout aussi fantasmagorique, sinon fantasmé : celle de l’écrivain·e, mais aussi de son lectorat que l’auteur décline avec une ironie aussi inattendue que délectable. Une très agréable surprise ! Lire la suite

Publicités

Ça de Stephen King

Stephen King ne jouit pas d’une réputation d’excellence dans les hautes sphères de l’intelligencia: le maître de l’horreur a en effet fait ses gammes dans des genres romanesques snobés par l’institution littéraire qui les classe sous l’épouvantable substantif de « paralittérature », autrement dit, une fois qu’on dépouille ce terme de ces hypocrites euphémismes, de la sous-littérature. Je me souviens notamment d’une prof de français au collège qui m’assurait, devant mon engouement pour cet auteur, que Stephen King n’était pas un « écrivain », mais un « raconteur d’histoires ». Un « raconteur d’histoires »… Force est de reconnaître que chez Stephen King, tout est effectivement au service des histoires, des histoires qu’il raconte quand même fichtrement bien ! Adolescente, j’étais une grande lectrice de King, mon premier auteur-coup-de-cœur contemporain qui a ouvert chez moi un champ littéraire totalement neuf. Pendant 2/3 ans, je n’ai lu que lui, fascinée par l’univers fantastique franc et dense qu’il dépeignait, dans son Maine poisseux à l’ambiance si caractéristique. Et puis, la lectrice que j’étais a grandi, a choisi de nouveaux horizons et a fini par oublier le maître du fantastique. Mais voilà, à l’occasion d’un article d’Halloween pour le blog, Louis et moi avons tenté d’inventorier nos romans les plus effrayants : Stephen King a évidemment resurgi de ma mémoire et il a fallu faire un choix, car beaucoup de ses textes sont effrayants ! Toujours est-il que me remémorer ces lectures adolescentes m’a donné furieusement envie de relire Stephen King, histoire de voir comment je reçois aujourd’hui ces romans d’épouvante, histoire de jauger, avec l’expérience, si ma prof de français avait raison. Près de deux ans plus tard, j’ai donc relu Ça, paru en 3 tomes dans les années 1990, en 2 aujourd’hui. Mon verdict : ma prof de français était vraiment une snobinarde méprisante… Lire la suite

Nos meilleurs fantômes de la littérature

La plupart des historiens s’accordent à penser que la fête d’Halloween a pour origine la fête celtique de Samain célébrant l’avènement d’une nouvelle année. La nuit de Samain n’appartient ni à l’année qui s’achève, ni à celle qui commence, aussi, elle s’inscrit hors du temps et est ainsi propice à des contacts avec ceux de l’autre monde (démons ou divinités). De nos jours, nous fêtons en France Halloween à la mode américaine, tout en maintenant cette tradition honorant un au-delà fantastique, sinon horrifique. C’est surtout l’occasion de se replonger dans les fictions d’épouvante, mettant en scène tout une imagerie fantastique peuplée de sorcières, de démons, de vampires et autres morts-vivants. Cette année, nous avons décidé de mettre à l’honneur l’une de ces figures traditionnelles de l’épouvante : le spectre, l’esprit vengeur, le revenant, l’ombre… bref, le fantôme ! Nous vous proposons ainsi un petit top 5 de nos meilleurs fantômes de la littérature fantastique, mais pas n’importe laquelle : la littérature fantastique classique ! Lire la suite

Bel-Ami, Guy de Maupassant

bel-ami_MaupassantBel-Ami, le roman le plus célèbre de Guy de Maupassant, raconte l’itinéraire d’un homme obsédé par l’argent et la réussite sociale. Un ancien soldat peu recommandable, un client régulier de prostituées, un séducteur sans scrupules, un arriviste, un journaliste à la déontologie particulièrement douteuse, un manipulateur : Georges Duroy, dit « Bel-Ami » est tout cela… Une histoire d’ascension sociale, une critique acerbe de la politique, du journalisme et des hypocrisies quotidiennes, un roman feuilleton qui tient le lecteur en haleine, Bel-Ami est encore un peu plus que cela…
Lire la suite

Avez-vous déjà lu… l’auteur qui inspira le bestiaire de Donjons et Dragons ?

Est-ce qu’il est encore besoin de présenter Donjons et Dragons ? Créé en 1974 par les américains Gary Gygax et Dave Arneson, Donjons et Dragons s’imposent rapidement comme la référence absolue en matière de jeu de rôle médiéval-fantastique sur table. Le jeu s’étoffe en 1978, avec une refonte des règles initiales et la publication de suppléments permettant de jouer à tous les niveaux : le Guide du maître du Donjon, le Manuel du joueur et, celui qui nous intéresse spécialement, le Manuel des monstres, contenant tout le bestiaire de l’univers du jeu. Et ce bestiaire a lui-même puisé dans le folklore et les mythologies du monde entier, s’inspirant notamment d’un étrange ouvrage encyclopédique élaboré par un célèbre écrivain, et recensant, à quelques exceptions près, toutes les créatures légendaires formant cette « zoologie des songes »… Lire la suite