En lisant Ulysse – Chapitre 3 : Protée

Troisième chapitre du dossier En lisant Ulysse consacré à une lecture personnelle du roman Ulysse de James Joyce : « Protée ». Stephen Dedalus se promène sur la plage de Sandymount Strand, laissant ses pensées se faire et se défaire au gré de ses pas dans le sable et du flux et du reflux des vagues. L’occasion pour moi d’expliquer en quoi certaines œuvres peuvent devenir des obsessions. Lire la suite

Nos 7 romans les plus effrayants

À l’occasion de la fête d’Halloween, nous avons souhaité vous proposer une petite sélection de romans qui nous ont vraiment fait frissonner ! Eh bien, la tâche n’a pas été aussi simple qu’elle y paraissait, car si nombre de films nous ont donné des insomnies, peu de romans ont su en faire autant, peu ont su faire naître chez nous cet émotion primaire de peur irrationnelle. Nous sommes quand même parvenus à vous dénicher quelques 7 récits qui ont su nous mettre mal à l’aise, nous oppresser, nous inquiéter, voire même nous terrifier !

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Avez-vous déjà lu… un roman en calligramme ?

Guillaume_Apollinaire_Calligramme_ChevalLe calligramme est un mot-valise formé à partir des mots « calligraphie » et « idéogramme », inventé par Guillaume Apollinaire en 1918 pour son recueil de poèmes éponyme. Il désigne un poème dont le texte est disposé de manière à former un dessin, en lien avec ce qui y est énoncé. Fond et forme se font alors écho. Voyez ci-contre un très élégant calligramme d’Apollinaire en forme de cheval. Mais si le calligramme appartient à la poésie, un auteur s’est emparé de son esthétique graphique dans un genre qui s’y prête beaucoup moins : le roman. Il existe en effet un roman, curiosité éditoriale manifeste, qui use et abuse en toute légitimité de calligrammes, offrant à ses lecteurs une expérience de lecture inédite ! Lire la suite

L’expérience « L’Épée des cinquante ans » de Danielewski

couverture_epee50ansAlors que The Familiar n’est pas encore sorti en France, je m’attèle au dernier et très intimidant livre de Marc Z. Danielewski traduit en français, L’Épée des cinquante ans. Bien que très admirative du génie créatif de cet auteur que j’ai découvert en 2002 avec le roman culte La Maison des feuilles, je ne pars pas conquise par ce curieux livre, craignant que la bizarrerie ne soit là que « pour faire bizarre ». Qu’en est-il après lecture, est-ce un roman creux ou de la vraie littérature expérimentale ?

Une expérience de lecture inédite

Ma première impression sur ce livre est mitigée : je suis agacée par une lecture difficile, un style tronqué, et en même temps, séduite par la beauté de l’écriture de Danielewski. Il faut d’ailleurs louer l’excellent travail d’Héloïse Esquié qui a traduit le livre en français. L’ouvrage s’ouvre sur une sorte de préface fictive ou de mode d’emploi expliquant que le texte à suivre est construit à partir des fragments de 5 discours énoncés par 5 protagonistes identifiables par 5 couleurs de guillemets. Le récit commence alors et on se retrouve face à une mise en page étonnante, déconcertante même, et particulièrement intimidante. Lire la suite