Jérusalem, d’Alan Moore

Jérusalem, roman d’Alan Moore publié dans sa version française en septembre dernier, est le livre de tous les excès : 10 ans d’écriture, 1 an de traduction, plus de 1200 pages (en grand format), des références littéraires, picturales, musicales, cinématographiques, théâtrales, historiques, religieuses, économiques, politiques et philosophiques à foison, des reprises, des variations, des parodies, mais aussi de l’humour et de la tristesse, du souffle épique et de la contemplation lyrique, de l’écriture classique et expérimentale, de l’explication détaillée et du mystère insoluble. Un roman gargantuesque, monstrueux, aux allures d’hydre de Lerne, dont chaque chapitre possède une voix propre, tout en participant à une redoutable cohérence d’ensemble… Retour de lecture sur ce roman hors-normes, pour moi le roman marquant de l’année 2017. Lire la suite

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3 autofictions à découvrir

Il arrive que, par un concours de circonstance ou grâce à une disposition d’esprit particulière, l’enchaînement a priori hasardeux de nos lectures crée des liens particuliers entre des livres que l’on n’avait pas forcément imaginé pouvoir rapprocher un jour. Récemment, le hasard m’a fait acheté, lire et aimer trois livres qui, bien que très différents dans le propos et l’écriture, semblent pourtant se rejoindre sur l’essentiel. 3 livres parus récemment : 3 auteurs différents, 3 styles différents, 3 histoires différentes, mais 3 biographies et/ou autobiographies, 3 mêmes volontés d’évoquer ce qui n’est plus, 3 quêtes identitaires, 3 textes se construisant en révélant leurs propres contradictions, 3 livres fascinants. Lire la suite