Chacal Tabaqui – La Maison dans laquelle de Mariam Petrosyan

maison_dans_laquelleAttention spoilers ! Je préfère mettre d’emblée en garde le lecteur qui s’égarerait par ici. Ce billet n’est pas une chronique du roman de l’auteur arménienne Mariam Petrosyan, La Maison dans laquelle : si vous n’avez pas encore lu ce best-seller, je vous invite à lire ma chronique à son sujet par ici. Si par contre, vous avez déjà lu ce fascinant roman, vous vous êtes probablement amplement interrogés sur ses secrets, toujours nébuleux, pas explicitement levés. Dans ce cas, cet article pourrait vous intéresser. Troublée par le monde si singulier de la Maison, ma première lecture a su me frustrer suffisamment pour que j’y retourne, cette fois-ci mieux armée : j’ai lu de nombreux classiques de la littérature jeunesse dont s’est assurément nourrie l’auteur et j’ai centré ma relecture autour d’un axe, une énigme qui m’a paru sinon la clé essentielle du roman, du moins un de ses éléments fondamentaux. Rétrospectivement, cet axe me paraît LA clé essentielle au texte, mais c’est sans doute parce que j’ai envie qu’il en soit ainsi : je vais donc argumenter dans ce sens. Aussi, l’article qui suit est une tentative d’analyse, sinon d’exégèse, autour du paradoxal et consistant personnage de Chacal Tabaqui, en conséquence de quoi, j’y parle de passages importants du roman. Je m’adresse donc ici aux lecteurs avertis, le propos est bourré de spoils. Autre point avant de démarrer : je n’ai pas la prétention d’avoir saisi tous les enjeux du texte de Mariam Petrosyan et loin de moi l’idée de vous dévoiler ce que l’auteur avait en tête en écrivant ce texte : il s’agit simplement et humblement de ma propre interprétation de ce roman très ouvert, interprétation nourrie par ma culture personnelle et mes propres conclusions. Dernier point : mon russe étant un peu rouillé, je m’appuie pour cette analyse sur la traduction de Raphaëlle Pache publiée aux Éditions Monsieur Toussaint Louverture. Lire la suite

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