10 romans pour entrer en littérature

J’ai une filleule de 10 ans, une excellente lectrice, curieuse et vorace, dont « l’univers est égal à son vaste appétit », pour reprendre les mots de Baudelaire : depuis toujours, elle adore les livres et, depuis qu’elle sait lire, elle en dévore plusieurs à la fois, qu’il s’agisse de BD, d’encyclopédies, d’albums jeunesse, de contes, de sagas, etc. Aussi, lui ai-je prêté dernièrement un roman que j’avais adoré quand j’avais à peu près son âge, Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl. Elle me l’a rendu il y a quelques jours, m’assurant qu’elle l’avait beaucoup aimé bien qu’elle connaissait déjà l’histoire : elle a néanmoins préféré le roman au film (de Tim Burton). Depuis, j’ai envie de lui prêter une montagne de romans que j’ai aimés quand j’avais entre 9 et 11 ans. Je vous présente donc une sélection de 10 classiques pour la jeunesse, pour entrer en littérature, que j’ai pensée pour ma filleule. Un billet beaucoup pour elle, mais aussi un peu pour vous… N’hésitez d’ailleurs pas à étoffer cette liste en commentaires en précisant vos coups de cœur romanesques d’enfant !

10 – Matilda de Roald Dahl

Matilda raconte l’histoire d’une petite fille très douée, Matilda Verdebois, qui vit avec son frère et ses abrutis de parents. Très intelligente, Matilda apprend à lire seule et se passionne très jeune pour la littérature, ce qui lui vaut les sarcasmes incessants de son père, escroc à la petite semaine, et de sa mère, qui ne jure que par la télévision ! Quand elle rentre enfin à l’école primaire, sa maîtresse, Mlle Candy, se prend d’affection pour la fillette et, devant ses indéniables capacités intellectuelles, demande son passage en classe supérieure auprès de la directrice Mlle Legourdin. Cette dernière refuse la requête de Mlle Candy, les deux femmes entretenant une relation difficile. Peu de temps après, Matilda remarque qu’elle a l’étrange pouvoir de faire bouger les objets avec son esprit…

Comme Roald Dahl est, à juste titre, l’un des romanciers les plus appréciés des enfants, il m’a été difficile de ne pas le citer dans ce top personnel ! Matilda est un roman espiègle, riche en rebondissements, mettant en scène une fillette forte, intelligente et malicieuse, ce qui n’est pas si courant dans la littérature classique pour les enfants. Le style de Roald Dahl est comme d’habitude efficace, émouvant et rocambolesque : il a le don d’imaginer des situations surréalistes, jouant à la fois avec la dimension réaliste du roman (les conditions sociales précaires des personnages) et l’insolite (les pouvoirs de Matilda, des situations cocasses…). Il en résulte un roman drôle et touchant, sans temps morts ni longueurs, où l’intelligence l’emporte sur la bêtise et la méchanceté.

Matilda, Roald Dahl, Folio Junior, 272 pages, 8.50€

9 – L’Île au trésor de Louis Robert Stevenson

L’Île au Trésor raconte l’histoire du jeune Jim Hawkins qui voit sa vie bouleversée par l’arrivée dans l’auberge de ses parents d’un certain Billy Bones, vieux loup de mer alcoolique et violent. Ce dernier se voit remettre pendant son séjour la « tache noire » annonçant un malheur chez les pirates, malheur qui arrivera vite avec la mort de Billy Bones. Curieux, Jim récupère alors dans son coffre de pirate une carte au trésor. Il se lance ainsi dans une grande aventure vers l’île au trésor, embarquant sur l’Hispaniola avec à son bord, le pittoresque cuisinier unijambiste Long John Silver, avec sa jambe de bois et son perroquet sur l’épaule. Mutinerie, assassinats, batailles entre bandes pirates rivales, roublardises et trahison, complots… s’ensuivent nombre d’aventures et de rebondissements qui conduiront le jeune Jim sur une île mystérieuse, sur fond de piraterie…

L’Île au Trésor est un grand classique du roman d’aventures qui a été originellement publié sous la forme de feuilleton : ce type de publication en épisodes confère à sa lecture un rapport très addictif, avec ses effets de suspens et ses rebondissements. Ce roman est un classique du genre dont l’influence est considérable : il est notamment à l’origine de la figure du pirate, surtout avec le personnage charismatique de Long John Silver qui en incarne l’archétype parfait tel que nous le concevons dans notre imaginaire collectif. Dans ce roman, tous les ingrédients d’une aventure palpitante sont réunis : mystères, combats, coups de théâtre, action, suspens… et puis, IL Y A DES PIRATES !!!

L’Île au trésor, Louis Robert Stevenson, Livre de Poche Jeunesse, 256 pages, 4.50€

8 – Le Tour du monde en 80 jours de Jules Verne

Le Tour du monde en 80 jours retrace l’incroyable épopée menée à travers le monde par le flegmatique Phileas Fogg et son serviteur Jean Passepartout. Phileas Fogg est un homme précis fait d’habitudes, mais le 2 octobre 1872, alors qu’il discute avec les autres gentlemen du Reform Club de Londres, il prend le pari extravagant de faire le tour du monde en 80 jours. Dès le lendemain, il embarque avec son nouveau domestique Jean Passepartout pour un périlleux voyage fait d’imprévus, mettant sur sa route de nombreuses rencontres et de nombreuses aventures, en passant par l’Inde, la Chine, les États-Unis… Il sera poursuivit pendant tout son voyage par l’inspecteur Fix, persuadé que Phileas Fogg, dont le pari fou fait la une des journaux, a prétexté ce tour du monde pour s’enfuir avec l’argent de la Banque d’Angleterre récemment dévalisée…

Le Tour du Monde en 80 jours est un roman un peu particulier pour moi : c’est le premier que j’ai lu en une nuit, tant j’étais happée par ses aventures extraordinaires et son indéniable suspens ! Le compte à rebours de ces 80 jours est effectivement mis en avant dans l’ensemble de la narration, jouant ainsi avec les nerfs du lecteur ! Phileas Fogg parviendra-t-il à rentrer à Londres le 21 décembre 1872, avant 20 h 45 ? Comme tous les romans de Jules Verne, Le Tour du monde en 80 jours est un roman très fouillé, très documenté, notamment sur les moyens de transport du XIXe siècle et sur les cultures que les voyageurs sont amenés à découvrir. Le style est certes un peu désuet, mais toujours agréable à lire et particulièrement palpitant. Ce roman est disponible dans de nombreuses éditions, mais dans un souci d’authenticité, je conseille de choisir la collection Hetzel des éditions Elcy qui reprennent la maquette d’origine de l’éditeur Hetzel, les gravures illustratives et sa magnifique couverture !

Le Tour du monde en 80 jours, Jules Verne, Éditions Elcy, collection Hetzel, 8.95€

7 – Les Aventures de Tom Sawyer de Mark Twain

Les Aventures de Tom Sawyer racontent les péripéties d’un jeune garçon malicieux et manipulateur, dans la ville fictive de Saint-Petersburg, sur les bords du Mississippi, dans le Missouri. L’histoire se déroule avant la guerre de Sécession et met en scène plusieurs esclaves noirs. Le jeune Tom est orphelin et vit chez sa tante Polly. Mark Twain nous raconte les aventures quotidiennes de ce garnement, coutumier à l’école buissonnière et aux duperies, et de son meilleur ami, le célèbre Huckleberry Finn, un jeune vagabond : ses bêtises et ses mauvais tours, ses premières amourettes avec Becky Thatcher, ses jeux dans le Mississipi… Le roman prend aussi une tournure plus dramatique avec le personnage de Joe l’indien…

Les Aventures de Tom Sawyer est un grand classique du roman pour la jeunesse, inspiré en partie de la vie de l’auteur. Tout au long du récit, le lecteur suit plusieurs trames narratives qui s’entremêlent, avec de nombreux personnages secondaires, mettant en place plusieurs intrigues légères ou dramatiques, ce qui en fait un roman à la fois drôle et prenant, alternant les scènes d’action, de jeux, de suspens, mais aussi de contemplation, notamment dans un épisode où Tom et Huck s’isolent sur une île du Mississipi pour expérimenter une vie libre de toutes contraintes sociales. Il en résulte un roman indispensable, tourné vers l’enfance, mettant en scène leurs pensées et surtout les sentiments, comme l’amour, la peur ou la culpabilité, qui motivent leurs actions.

Les Aventures de Tom Sawyer, Mark Twain, Folio Junior, 350 pages, 5.90€

6 – Jonathan Livingston le goéland de Richard Bach

Jonathan Livingston le goéland raconte l’histoire d’un jeune goéland différent des autres membres de son clan : il ne vole pas seulement pour manger ou se déplacer, non, il vole par passion. Jonathan Livingston n’a qu’un but dans la vie, voler le plus vite, et donc le plus haut possible, cherchant sans cesse à dépasser ses propres limites. Perturbés par ces extravagances, les membres de son clan décident de le chasser. Le jeune goéland est alors libre de parfaire son art, ce qu’il fera auprès d’un autre clan d’oiseaux bannis en quête d’infini…

Dans la catégorie des contes philosophiques pour la jeunesse, il m’était difficile de ne pas citer Jonathan Livingston le goéland, un des livres favoris de mon père, dont j’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup entendu parler dans ma jeunesse ! Il s’agit d’un roman d’apprentissage, notre héros ailé s’adonnant à un entrainement intensif jusqu’à aboutir à un état de plénitude, comme une ambition absolue. Jonathan Livingston le goéland est aussi une hymne à la liberté, qui passe par la marginalisation, loin des interdits stériles et du conformisme. À travers le personnage du goéland, l’auteur retrace une quête d’identité individuelle qui passe par l’apprentissage et la connaissance, et qui est une fin en soi. Un joli conte, simple et touchant, dont la portée philosophique est à la portée des plus jeunes.

Jonathan Livingston le goéland, Richard Bach, Flammarion Jeunesse, 105 pages, 4.70€

5 – Momo de Michael Ende

Momo, dont le titre précis est Momo ou l’étrange histoire des voleurs de temps et de l’enfant qui rendit aux gens le temps qui leur avait été volé, raconte l’histoire d’une petite orpheline vagabonde qui a le don d’écouter : enfants et adultes viennent souvent lui rendre visite dans l’amphithéâtre en ruine qu’elle habite, pour jouer, raconter des histoires et simplement prendre plaisir à sa compagnie. Mais un jour, d’étranges hommes vêtus de gris, empestant le cigare, commencent à apparaître en ville et proposent aux gens d’épargner leur temps à la Banque de sauvegarde du Temps. Ainsi, la ville change peu à peu : tout le monde, souhaitant épargner le plus de temps possible, l’économise, rejetant toutes les activités considérées comme une perte de temps (loisirs, jeux, sommeil, vie sociale…). Tout devient homogène et le rythme de la vie devient insupportable. Seule Momo semble insensible au pouvoir des Hommes en gris, aussi va-t-elle tout tenter pour sauver ses amis de l’emprise de ses voleurs de temps…

Michael Ende est l’auteur de la célèbre Histoire sans fin, mais j’ai préféré ici parlé d’un roman moins connu en France (c’est un classique en Allemagne) qui m’avait, enfant, énormément plu. Il s’agit d’un conte philosophique qui met en valeur le temps dont nous disposons comme la vraie richesse que nous possédons. Pour cela, l’auteur utilise une figure fantastique originale, avec ces Hommes en gris, terrifiants par leur uniformité et la froideur de leur cœur, métaphore d’une société qui privilégie le labeur au plaisir, la capitalisation au bonheur. Outre la dimension philosophique, ce récit est riche en rebondissements, en actions et en suspens : une belle lecture, intelligente et intéressante, avec une héroïne attachante et charismatique. Un souvenir de lecture tenace !

Momo, Michael Ende, Bayard Jeunesse, 430 pages, 14.50€

4 – David Copperfield de Charles Dickens

David Copperfield est un roman d’apprentissage racontant comment son personnage éponyme apprend peu à peu à devenir le héros de sa propre vie. Orphelin de père, le jeune David vit une enfance heureuse auprès d’une mère bienveillante et de leur servante Mme Peggotty. Mais ces années de douceurs sont vite interrompues par le remariage de sa mère avec l’austère Mr Murdstone qui envoie son beau-fils dans la terrible pension Salem House, avec à sa tête un directeur cruel et violent. La mère de David décède alors, et le jeune orphelin est envoyé à Londres pour travailler dans un entrepôt. Pauvre et désespéré, il doit alors se débrouiller seul pour prendre sa vie en main. Le roman raconte l’ascension sociale de David, faite d’embûches et de péripéties, mais aussi d’une quantité de rencontres, les personnages secondaires foisonnant dans l’ensemble du récit…

David Copperfield est mon premier Dickens et sans doute l’un de ses plus grands chefs-d’œuvre. Il dépeint avec la noirceur qu’on lui connaît les terribles traitements réservés aux enfants dans l’Angleterre victorienne, comme il l’a fait avec Oliver Twist ou encore Nicholas Nickleby. L’injustice sociale est au cœur de son œuvre, ici dépeinte avec un sens aigu du réalisme. En dépit de son caractère très sombre, David Copperfield est aussi un roman emprunt d’humour, parfois mordant, ce qui allège la lecture, mais surtout d’une réelle émotion. Une lecture prenante, touchante, mais aussi exigeante en raison de son foisonnement et du grand nombre de personnages secondaires et d’intrigues. Cependant, c’est le parcours d’une vie passionnante et un beau roman initiatique, sublimés par la plume merveilleuse de Dickens.

David Copperfield, Charles Dickens, Livre de Poche Jeunesse, 378 pages, 5.90€

On attaque maintenant mon top 3, avec lesromans qui demeurent dans ma mémoire de lectrice particulièrement touchants, des romans que je me dois de relire tant ils me laissent des souvenirs extrêmement forts de lecture. Donc, petit message personnel à ma filleule : tu n’as pas le choix, tu dois lire les trois livres qui suivent : tu vas les adorer, parole de Tata !!!

3 – Le Lion de Joseph Kessel

Le Lion est un magnifique roman racontant une histoire d’amitié entre une petite fille et un animal sauvage. L’histoire se déroule au Kenya, dans le parc royal, réserve naturelle dirigé par John Bullit. Elle nous est racontée du point de vue d’un visiteur qui va être le témoin d’une amitié extraordinaire. Il fait en effet la connaissance de Patricia, la jeune fille de John Bullit, qui entretient avec un lion de la réserve une relation insolite : alors qu’il était lionceau, elle l’a recueilli et, depuis qu’il est adulte et rendu à l’état sauvage, les deux amis se retrouvent quotidiennement dans la réserve. La mère de Patricia est très affectée par cette amitié dangereuse pour sa fille. En parallèle à ce drame familial, une tribu Maasaï vient s’installer dans la réserve, comptant parmi ses rangs le jeune Oriounga qui sera fasciné par Patricia et sa relation avec le lion…

Le Lion de Joseph Kessel est l’un de mes plus beaux souvenirs de lecture, conseillée par ma mère qui elle-même, l’avait adoré enfant. C’est un roman particulièrement dépaysant qui questionne les rapports entre la nature et la civilisation à travers le personnage très fort de Patricia qui fait le lien entre les deux. Ce roman initiatique raconte un moment phare de la vie de cette enfant qui sera amenée à choisir entre la sauvagerie et la civilisation, entre le lion et sa famille, entre l’Europe et l’Afrique, au nom de la liberté. Le Lion est un roman tragique qui évoque un drame familial complexe, avec un personnage féminin très fort, le tout porté par la plume sublime de Kessel, très poétique et lyrique. Un livre extrêmement touchant à lire à proximité d’une boîte de mouchoirs…

Le Lion, Joseph Kessel, Folio Junior, 304 pages, 5.90€

2 – Croc-Blanc de Jack London

Croc-Blanc nous est conté selon le point de vue du personnage éponyme, un chien-loup né d’une mère chienne et d’un père loup. L’histoire commence dès sa naissance au sein d’une meute de loups, dans le Grand Nord canadien, austère et glacé, où il apprend à survivre. Il rencontre alors des Indiens dont Castor-Gris qui recueille le louveteau et sa mère. Croc-Blanc apprend alors à vivre auprès des hommes, tout en gardant son allure de loup sauvage. Mais il sera vendu à un homme cupide qui le maltraitera et l’entrainera pour le combat, le rendant féroce et agressif. Il sera alors sauvé par Weedon Scott, un ingénieur des mines, qui lui fera découvrir une vie douce et paisible, et à qui Croc-Blanc vouera un amour exclusif…

Tout le monde a lu et a adoré Croc-Blanc de Jack London (à moins d’avoir le cœur froid et sec…). C’est un incontournable à lire et à relire. C’est beau, intelligent, touchant, de la très belle littérature ! Le récit se veut le moins anthropocentrique possible et est principalement narré du point de vue de chien-loup : on suit ses pensées, ses apprentissages, ses émotions, on voit à travers ses yeux de loup ! Un roman qui met l’empathie du lecteur à dure épreuve, avec des personnages forts, des bonnes âmes aux crapules, mais aussi avec les terribles injustices que subit Croc-Blanc, personnage complexe qui quitte l’état sauvage pour la civilisation des hommes. Un roman magnifique sur l’amitié entre un loup et un homme, avec d’admirables passages contemplatifs sur une nature sublime et cruelle, le tout porté par la plume sensible et poétique de Jack London !

Croc-Blanc, Jack London, Livre de poche Jeunesse, 416 pages, 5.90€

1 – Mon Bel Oranger de José Mauro de Vasconcelos

Mon Bel Oranger raconte l’histoire de Zézé, un enfant de 5 ans, qui vit à Bangu, au Brésil, avec ses parents et ses nombreux frères et sœurs. Ils vivent dans la pauvreté, le père étant sans emploi et la mère travaillant pour un salaire de misère. Zézé est un enfant turbulent chez lui, il fait beaucoup de bêtises et reçoit de terribles corrections. Mais à l’école, il fait le bonheur de sa maîtresse qui loue son intelligence et sa créativité. En effet, Zézé a appris à lire seul et s’invente un monde imaginaire où un pied d’oranges douces est son confident. Il fait aussi la connaissance de Portugâ, un adulte aisé financièrement, touché par l’infortune de Zézé. Une belle relation se noue alors entre l’enfant et le vieil homme, une affection sincère et émouvante…

Mon Bel Oranger est sans aucun doute mon souvenir de lecture d’enfant le plus fort : je me souviens avoir été happée par l’histoire du jeune Zézé, mais surtout, d’avoir été particulièrement touché par son destin. J’ai tellement pleuré en lisant ce roman ! C’est un texte bouleversant, mettant en scène un petit garçon espiègle, fin, fragile et futé, sensible à la magie et à la poésie du monde, confronté à une réalité misérable qui s’oppose à la richesse de ses émotions et de son imagination. La narration joue sur l’ambigüité entre l’imaginaire et le réel, elle restitue l’intériorité de Zézé qui rend son existence supportable par le rêve. Un beau texte, indispensable, sur une enfance douloureuse, qui parle assurément au cœur.

Mon Bel Oranger, José Mauro de Vasconcelos, Livre de Poche Jeunesse, 256 pages, 5.90€

Anne

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6 réflexions sur “10 romans pour entrer en littérature

  1. Merci pour cet article qui fait resurgir de délicieux souvenirs de lecture. Votre filleule a de belles lectures en perspective, et elle ne manquera pas de bons conseils avec vous !

    J’ajouterai à ces excellents titres (Jules Verne fut aussi un auteur de mon enfance, mais il me suit toujours, il faut dire qu’il y a beaucoup de titres à lire de ce grand auteur !) : Les malheurs de Sophie et Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur ainsi que La petite fadette de George Sand. Il y en aura beaucoup d’autres, mais ce sont les premiers auxquels j’ai pensé.

    Aimé par 1 personne

    • Les romans de la Comtesse de Ségur sont, je crois, les tous premiers romans que j’ai lus : des classiques jeunesse aussi ! Je pense que ma filleule préfèrera néanmoins La Petite Fadette. Merci pour ces excellents conseils de lecture 🙂

      Aimé par 1 personne

  2. Merci tata, j’ai déjà lu Matilda et j’ai adoré. En ce moment, je lis le tour du monde en 80 jours et pour le moment il est très bien. Je pense que les prochains seront Jonathan Livingston et croc-blanc. Bisoussssssssss

    Aimé par 1 personne

    • Si tu aimes Croc-Blanc, je te conseille d’enchaîner avec L’Appel de la forêt, toujours de Jack London : ce roman raconte l’histoire d’un chien domestique qui va revenir à ces instincts naturels et devenir sauvage. Encore un roman pour la jeunesse incontournable ! Merci beaucoup pour ton commentaire, je te souhaite d’excellents moments de lecture ! Bisousssss

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