La Maison dans laquelle de Mariam Petrosyan

maison_dans_laquelle La Maison dans laquelle est le premier roman de Mariam Petrosyan, auteur arménienne écrivant en russe. Elle a mis 10 ans à écrire ce roman, et sa densité et sa richesse ne sont pas étrangers à cette ténacité. Best-seller mondial depuis sa sortie en 2009, La Maison dans laquelle n’est disponible en France que depuis cette année, grâce aux éditions Monsieur Toussaint Louverture qui ont fait paraître la version francophone traduite par Raphaëlle Pache. C’est le deuxième roman publié par cet éditeur que je lis (le premier étant l’immense Et quelquefois j’ai comme une grande idée de Ken Kesey), et c’est un deuxième grand moment de lecture ! Une fois dans cette Maison, j’ai eu, comme les nombreux personnages qui la peuplent, beaucoup de mal à en sortir, et je pense très bientôt y retourner, afin plonger dans ses dédales merveilleux et cauchemardesques, afin de déchiffrer encore ses secrets, mais surtout afin de retrouver tous ces ados déglingués, à la fois attachants et repoussants, se débattant dans un univers clos, hostile et violent.

maison_dans_laquelle_4ecouvLa Maison se dresse aux confins de la ville, en bordure d’un quartier appelé les «Peignes» où d’interminables immeubles sont alignés en rangs crénelés, telles des dents plus moins régulières. Séparées à la base par des cours de béton servant d’aires de jeux, les tours sont percées d’innombrables yeux. Là où elles n’ont pas encore poussé, s’étendent des ruines masquées par des palissades. Les enfants, d’ailleurs, s’intéressent bien plus aux décombres qui s’y cachent, refuge des rats et des chiens errants, qu’aux espaces aménagés pour eux.
C’est sur ce territoire neutre, à la frontière entre deux mondes, les immeubles et les terrains vagues, que fut bâtie la Maison. On l’appelle aussi «la grise». Son ancienneté la rapproche des ruines, derniers vestiges des édifices de son temps. Elle est isolée – les tours gardent leurs distances – et, plus large que haute, elle ne ressemble pas du tout à une dent. Ses trois étages donnent sur une autoroute. Son toit est hérissé d’antennes et de fils, sa chaux s’effrite, ses lézardes pleurent. Elle est aussi dotée d’une cour, un long rectangle cerné de grillage. Autrefois, sa peinture était blanche. Désormais c’est le gris qui domine, sauf pour le mur à l’arrière, qui a jauni. Côté cour, s’entassent garages, appentis, bacs à ordures et niches à chiens. La façade, quant à elle, est triste et nue. Comme on pourrait s’y attendre.
Personne ne l’admettra, mais les habitants des tours ne voient pas la Maison grise d’un bon œil. Ils préféreraient ne pas l’avoir dans leur voisinage. Ils préféreraient en vérité qu’elle n’existe pas du tout.

Cette Maison délabrée, inquiétante et sinistre, est une sorte de pensionnat qui accueille des enfants (« les petits ») et adolescents (« les grands »), tous handicapés : à sa tête, un directeur gère les professeurs et les éducateurs chargés de l’instruction des pensionnaires. Ces derniers ne quittent la Maison qu’un mois dans l’année, pour les vacances d’été, et ne voient leurs parents, pour ceux qui les voient, lors de visites au parloir. Tous les 7 ans, les grands doivent quitter la Maison pour l’Extérieur, monde dont on ne parle jamais excepté pour évoquer avec crainte le départ. Néanmoins, il n’y a que très peu de mention de la vie des pensionnaires en classe, ou avec leurs parents : le récit se concentre sur leur temps libre, un temps déstructuré où les horloges et les montres n’ont pas cours, un temps où ils se plient à leurs propres lois et les transgressent.

Autour de cette situation, toute une mythologie est construite par les pensionnaires, des adolescents déglingués, disloqués, boiteux ou en fauteuil roulant, des adolescents cabossés dans tous les sens du terme. En perpétuelle quête d’identité, ces personnages suivent les lois qu’ils inventent, croyant aux sorts, aux amulettes et à la magie, le tout dans une ambiance foutraque, déjantée et poisseuse. Dans la Maison, chaque pensionnaire se voit priver de son nom civil et est baptisé d’un nouveau sobriquet dès son entrée, y compris les éducateurs et le directeur, Requin. On croise donc dans cette Maison Vautour, Rousse, Sirène, les Siamois, Sauterelle, Élan, Putois, Bossu, le Macédonien, Gros Lard, Crâne, Sorcière, Noiraud, Roux, Grand-Duc, Gnome ou même Ralph, assez mécontent et déçu d’avoir hérité d’un surnom si peu imagé ! La Maison a une typologie atypique : les élèves ont surnommé l’infirmerie et ses infirmières le Sépulcre et ses araignées, la cafeteria est appelée la Cafetière, un embranchement de couloirs est nommée le Croisement… Tous ses lieux caractéristiques sont des endroits clés du récit, notamment les couloirs barbouillés de peintures et de messages, qui s’emplissent de ténèbres suffocantes et de rôdeurs à la nuit tombée. Et bien sûr, tout ce qui n’est pas dans la Maison ou sous son emprise est l’Extérieur, le terrible, l’immuable, le terrifiant Extérieur, avec son lot de réalités terre à terre, d’où les pensionnaires viennent et où ils retourneront inéluctablement !

Mais la Maison contient encore un endroit seulement connu de ses pensionnaires, un lieu mythique et tout aussi terrifiant, l’autre côté de la Maison, un autre côté carrollien qui oscille entre un lieu fantasmé, fantasmagorique et pleinement fantastique. Le récit nous donne à voir cet autre côté, mais toujours une explication rationnelle peut le démystifier : les personnages qui y tombent ont abusé d’alcool ou d’hallucinogènes, sont dans le coma, ou encore c’est la vision d’un aveugle, etc. Aussi, le doute sur la véritable nature de cet autre côté persiste : existe-t-il vraiment ou n’est-ce qu’un mythe ? Cela est valable pour nombre de mystères dans la Maison, car elle nous est présentée selon une multitude de points de vue, toujours subjectivement. Aussi, la narration tend à masquer aux lecteurs ce qui se passe réellement, le laissant faire le tri avec une nuées d’hypothèses soit réalistes soit invraisemblables. Mais l’invraisemblable est envisageable dans la diégèse de la Maison. Aussi, quand un incendie se produit dans la Cafetière, il peut s’agir d’un pensionnaire qui a posé une bombe artisanale, ou d’un pensionnaire qui s’est immolé et jeté par la fenêtre, ou d’un phœnix qui a pris son envol… Chaque personnage a sa propre vérité, son propre jugement sur la réalité, et les interprétations qu’ils donnent sont symptomatiques de leur propension à accepter l’Extérieur.

Autour de cet autre côté de la Maison, toute une autre mythologie est mise en place, avec sa propre grammaire et son propre vocabulaire. Il y a les sauteurs et les tombants, ayant chacun la capacité de basculer de l’autre côté, volontairement ou non. Il y a la maladie des Égarés qui touche ceux qui, trop intrinsèquement liés à la Maison, s’en éloignent. Il y a la Nuit la plus longue qui, une fois par an, se joue du temps et permet la rencontre entre les deux mondes qu’abrite la Maison. Il y aussi les Écorces vides venues de l’Extérieur, qui cherchent celui qui pourrait les remplir… Toute cette fantasmagorie, très belle au demeurant, relève du conte, du registre du merveilleux, où l’extraordinaire est admis en tant que tel, comme inhérent à la Maison. La Maison est ainsi conçue par ses habitants comme un monde en-dehors du réel, un monde à part, un monde surréel. D’ailleurs, l’autre côté est figuré par une forêt, mais une forêt de conte merveilleux, lieu intrinsèquement lié à la transgression essentielle à l’enfant dans sa construction psychique. Néanmoins, cette forêt de conte est, comme il se doit, peuplée de prédateurs et de cauchemars dont on nous donne à voir quelques bribes : le plus marquant selon moi est le cauchemar récurrent de Sphinx qui, une fois réveillé, refuse de laisser son ami Lord seul dans un endroit où l’homme aux incisives d’acier l’a visité. Pour le moins inquiétant et terriblement efficace dans la suite du récit où l’auteur suggère l’horreur qu’a vécu ce personnage.

On découvre la Maison à travers le regard d’un personnage qui n’en sait pas plus sur elle que le lecteur lui-même. Ce personnage, surnommé Fumeur, a intégré cet étrange pensionnat depuis seulement quelques mois, alors que les autres y vivent, pour beaucoup, depuis l’enfance. De plus, il fait partie du groupe des Faisans, groupe fermé sur lui-même et composé des enfants sages. Fumeur, parce qu’il porte des baskets rouges offensantes pour ses compagnons, se voit exclure de son groupe pour intégrer le 4e groupe, avec à sa tête, un chef énigmatique et fluet appelé L’Aveugle. Car les grands de cette génération se sont divisés en plusieurs groupes, dont notamment les pittoresques Rats, punks destroys et bariolés, ou encore les gothiques Oiseaux botanistes ! Néanmoins, Mariam Petrosyan ne tombe pas ici dans le cliché des bandes rivales adolescentes, il est même surprenant de constater une solidarité inhabituelle entre tous ces estropiés qui ont besoin d’entraide dans les tâches les plus quotidiennes, une solidarité naturelle, comme une loi immuable. L’intrigue est centrée sur le 4e groupe et ses membres fondateurs, notamment L’Aveugle déjà évoqué, mais aussi le charismatique Sphinx, l’extravagant Chacal Tabaqui, ou encore le séduisant Lord. Désigner ces personnages à un simple surnom ne les réduit pas à de grossiers stéréotypes, ce qui est monnaie courante dès lors où l’on parle d’adolescents dans la littérature : ces personnages sont décrits à travers une multiplication de points de vue et de narrateurs, ce qui permet de mettre en exergue leur complexité et leurs mystères, mais aussi et surtout de jouer sur les non-dits, sur des révélations au compte-goutte et sur la nécessité d’une exégèse, évidemment.

Car La Maison dans laquelle est de ces romans-mondes, extrêmement denses et référentiels, dont des relectures s’imposent pour envisager, avec un nouveau regard, le récit une fois qu’on sait et qu’on veut en savoir plus ! Le roman est construit comme un puzzle dont chaque pièce qu’on nous dévoile se situe à côté de celle qu’on cherche vraiment, soulevant de nouvelles questions, de nouveaux secrets et de nouveaux troubles. Les deux premières parties du roman mettent en parallèle deux temporalités : la première et la dernière année dans la Maison des personnages principaux. Aussi, les grands assurés et charismatiques que découvrent Fumeur nous sont révélés, avec leur premier surnom, alors qu’ils n’étaient que des enfants innocents, encore insoumis à la Maison. C’est d’ailleurs passionnant de découvrir au fils du quelque millier de pages du roman quel enfant est devenu quel adolescent, sinon quel adulte. Cela ajoute aussi aux mystères qui accompagnent la Maison, car plusieurs années, qui ont assurément connues des morts suspectes et des drames violents, sont dissimulées au lecteur qui n’en connait que quelques bribes, jetées discrètement au fil du récit. À lui de reconstituer alors cet immense et nébuleux puzzle narratif !

Cette Maison peut être envisagée comme une métaphore des combats que les adolescents font pour passer de l’enfance à l’âge adulte, et leur refus, sinon leur peur du réel. Évidemment, Lewis Carroll traverse l’ensemble du récit : on y trouve de très nombreuses références à Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir, mais aussi à La Chasse au Snark, citée à de nombreuses reprises en épigraphe de chapitre. On retrouve dans le récit de Mariam Petrosyan le côté délirant des textes de Lewis Carroll, mais aussi une oscillation constante entre onirisme et cauchemar. Les pensionnaires de la Maison sont en effet soumis à une violence constante, et sont en totale perte de repères, pas seulement en terme de réel, mais aussi en ce qui concerne le bien et le mal. Alors qu’ils étaient les petits, de terribles drames se sont produits lors de la dernière nuit des grands d’alors, avant leur réinsertion dans l’Extérieur. Le traumatisme de cette nuit funeste est tangible chez les personnages, qui ont fait de la violence leur mode de vie, à l’exception de Fumeur, complètement hermétique à la mythologie de la Maison, s’imaginant qu’elle n’est qu’une vaste comédie, comme n’importe qui d’un peu sensé le penserait ! Fumeur représente le regard atterré qu’on peut porter sur la Maison, regard encore soumis aux lois humaines et morales de l’Extérieur.

Il n’y a pas seulement des références à Lewis Carroll, mais beaucoup de clins d’œil à la littérature jeunesse, réinvestie pour en faire des bizarreries dans l’univers de la Maison. Par exemple, pendant qu’il était enfant, L’Aveugle mangeait le plâtre de la Maison (pour une raison révélée bien tardivement dans le roman) : ici, Mariam Petrosyan réinvesti le conte de Hansel et Gretel, ses enfants abandonnés par leurs parents dans une forêt qui trouvent refuge dans une maison de pain et de sucre habitée par une sorcière. Je vous épargne la longue liste de corrélations possibles entre ce conte et La Maison dans laquelle, je ne vais pas (ici) me lancer dans l’exégèse du roman (par contre, je l’ai fait par là, autour du personnage de Chacal Tabaqui) ! Ces références à la littérature jeunesse sont parfaitement légitimes dans la mesure où il s’agit de la culture des adolescents, qui étaient des enfants il y a peu, et qui réinvestissent leurs connaissances dans leurs narrations (de nombreux personnages sont tour à tour narrateurs). Le récit nous montre d’ailleurs deux Nuits des contes, pendant lesquelles les membres du 4e groupe et leurs invités se racontent des histoires, relatant pour certaines l’autre côté. On trouve des références aux contes classiques, d’Andersen et de Grimm notamment. Ces allusions aux contes participent à l’élaboration d’une imagerie chancelante. D’un côté, le lecteur est confronté à un réalisme trivial, accentué par les handicaps des personnages qui sont dans l’incapacité de faire des tâches quotidiennes banales, comme allumer une cigarette quand on n’a pas de bras ou prendre une douche quand nos jambes sont paralysées. D’un autre côté, les nombreuses références aux contes le submergent dans un monde merveilleux et surréaliste, faisant des pensionnaires estropiés des personnages fabuleux.

Aussi, l’incertitude et la frustration accompagnent une lecture particulièrement addictive, jusqu’à une fin qu’on nous promet suffocante, terrifiante, cauchemardesque et tragique. Le dénouement, inattendu, surpasse nos attentes et nous entraine vers un épilogue mystérieux, fabuleux, incertain, un épilogue ouvert comme la promesse d’heures délectables d’exégèse autour de cet énigmatique texte. Je vais mettre quelques romans entre La Maison dans laquelle et sa relecture, mais j’ai déjà très envie de poser un nouveau regard sur ce texte et d’y percer encore quelques mystères. À lire et à relire pour enfin comprendre, et surtout chercher, encore et encore !

Anne

La Maison dans laquelle, Mariam Petrosyan, traduit par Raphaëlle Pache, Monsieur Toussaint Louverture, 2016, 24.50€ (17.99€ pour la version numérique)

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33 réflexions sur “La Maison dans laquelle de Mariam Petrosyan

    • Ah. Je suis assez surprise qu’une telle lecture puisse laisser si indifférent tant elle m’a semblé troublante et ouverte. Personnellement, j’aime beaucoup les romans sans révélations tonitruantes, qui laissent au lecteur la liberté d’interpréter ce qu’il peut avec son bagage culturel et dont la relecture révèle un autre roman. Mais ce parti pris peut effectivement ne pas plaire à tout le monde.

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    • Ah pardon : j’avais compris que tu n’avais pas été convaincu malgré la lecture du livre. Personnellement, je trouve la couverture magnifique. Mais ce qui m’a convaincu est vraiment le discours autour du livre, sur le site de l’éditeur. Je ne sais pas si le roman est susceptible de te plaire, mais je pense qu’il ne peut pas laisser indifférent 🙂

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      • Non, c’est moi, j’ai vu ensuite que ma phrase n’était pas très clair…
        A la base j’avais un peu hésité et puis j’ai lu une critique plutôt moyenne avant de lire la tienne… Par contre, la couverture ne me plaît pas trop, je préfère celles que je réalise 🙂

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    • Merci. L’adolescence est un sujet passionnant, notamment en raison des sentiments exacerbés et de la fureur des adolescents. J’ai souvent l’impression que les œuvres de fiction utilisent néanmoins ces figures de manière stéréotypée, ce qui n’est absolument pas le cas dans le roman de Mariam Petrosyan. Je peux me permettre de te demander sur quoi portait précisément ton sujet de mémoire ?

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      • Mon mémoire avait comme titre : « L’effet-personnage adolescent dans Les chambres de bois d’Anne Hébert, Les enfants terribles de Jean Cocteau et Le nez qui voque de Réjean Ducharme. Nous sommes loin des stéréotypes avec ces récits! J’avais basé mon étude comparative sur la méthodologie présentée par Vincent Jouve dans « L’effet-personnage dans le roman ». Merci pour ta question! 🙂

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    • Effectivement, tu devrais aimé ce roman ! C’est vrai que les gros pavés peuvent être intimidants, mais c’est aussi la garantie d’une matière textuelle riche. Dans le cas de « La Maison dans laquelle », la lecture devient vite très addictive, et les pages, aussi nombreuses soient-elles, défilent trop vite 🙂

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    • Effectivement, je n’en ai pas parlé dans la chronique (je n’ai pas dit 1/10 de ce qu’il y a à dire sur ce roman), mais il y a un très beau travail éditorial de mise en page, avec des variations significatives et cela, même pour la version numérique que j’ai lue. Si tu es affreusement tentée, je crois qu’il va falloir succomber, c’est une bonne drogue 🙂

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  1. Quelle belle critique! Un plaisir de lecture et de découverte tel qu’il suscite l’irrépressible envie de lire cette Maison dans laquelle de Mariam Petrosyan! Merci.
    J’ai découvert depuis peu cette belle édition Monsieur Toussaint Louverture à l’occasion d’un livre qui me fut offert. C’est un roman graphique que je recommande,il s’agit de Alcoolique de Jonathan Ames et Dean Haspiel.

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    • C’est un souhait assez facile à réaliser, ça 🙂 Je découvre depuis peu les éditions Monsieur Toussaint Louverture, et j’ai également un gros coup de cœur pour cet éditeur. Je vais suivre de près ses prochaines parutions.

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  2. Tiens je n’avais pas commenté cet article !? J’avais acheté le livre avant que tu en parles, mais son imposant volume l’avait relégué dans le ventre mou de ma PAL, faute de temps.
    Bref, je viens de finir, et j’y ai trouvé tout ce que tu annonçais dans ton article. Un vrai chef d’oeuvre, pour moi… Je suis bien triste d’avoir quitté la Maison, et je songe déjà à y retourner !

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    • Tu l’as déjà fini ! Mais tu l’as commencé il y a deux jours ! Tu dors, parfois ? 🙂
      Bref, merci pour ton commentaire : je comprends ta tristesse de quitter ce roman, je commence tout juste (mais il aura quand même fallu du Toni Morrison pour que j’y parvienne) à en sortir. Néanmoins, je compte également y retourner, sans doute cet été car j’ai des comptes à demander à Chacal Tabaqui, un personnage qui m’apparaît vraiment comme une clé essentielle au roman !

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      • J’ai profité des vacances pour le lire à toute vitesse 🙂 J’y retournerai (quand ceux à qui je dois le prêter me l’auront rendu) en prenant plus mon temps, en picorant de-ci, de-là, je pense… Mais là, j’étais trop pris pour me retenir 😀

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  3. Je suis tombée sur votre site en faisant des recherches sur La maison dans laquelle. Ce livre m’a accompagné tout l’été, j’ai d’abord eu des difficultés à entrer dans la Maison puis au fur et à mesure des pages, les personnages sont devenus des compagnons, comme ci j’étais devenue un membre invisible du 4ème groupe. J’ai renoncé à obtenir des explications claires à l’image de Fumeur et j’aurais été déçu d’en obtenir. Toutefois, vos articles me permettent de comprendre les fondations de la Maison et me donne envie de me plonger dans les classiques de la littérature que vous citez. Merci de partager vos explications.

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    • Merci à vous pour votre commentaire. Je suis ravie si mes humbles explications vous ont permis de mieux cerner les enjeux cette étrange Maison. Si vous être curieuse, je ne saurais trop vous conseiller d’aller jeter un œil à la chronique du Pr. Platypus qui analyse avec beaucoup de pertinence le roman de Mariam Petrosyan.

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  4. Une lecture envoutante qui aura marqué mon été, cela devient une habitude d’ailleurs de passer mes étés avec Monsieur Toussaint Louverture, « Et quelquefois j’ai comme une grande idée », il y a deux ans, « Vilnius Poker » l’an dernier… Bref, j’ai refermé « La Maison dans laquelle » en me disant que je tenais là quelque chose de vraiment grand… « Trop » grand. Tant d’éléments m’ayant échappé. Tant de références qui me manquent… Votre chronique et votre analyse autour du personnage de Chacal Tabaqui m’ont éclairé quelque peu, elles sont en tout cas une invite à une relecture… et je vous en remercie.

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    • Merci à vous pour votre commentaire ! Ça fait plaisir d’avoir de bons retours sur mon analyse de Chacal Tabaqui qui a occupée mon esprit pendant plusieurs semaines !
      Passer vos étés avec Monsieur Toussaint Louverture me paraît être une habitudes des plus délicieuses ! Nous aimons aussi beaucoup cet éditeur : si ça vous intéresse, vous pouvez d’ailleurs trouver sur le blog nos chroniques de « Et quelquefois j’ai comme une grande idée » et de « Vilnius Poker » 🙂

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