François Ruy-Vidal : « Il n’y a pas de littérature pour enfants, il y a la littérature »

« Il n’y a pas d’art pour l’enfant, il y a de l’art. Il n’y a pas de graphisme pour enfants, il y a le graphisme. Il n’y a pas de couleurs pour enfants, il y a les couleurs. Il n’y a pas de littérature pour enfants, il y a la littérature. En partant de ces quatre principes, on peut dire qu’un livre pour enfants est un bon livre quand il est un bon livre pour tout le monde. »

Telle est la conception de l’édition pour François Ruy-Vidal, éditeur jugé parmi les plus provocateurs dans le monde de la littérature jeunesse. En suivant cette exigence éditoriale, il va bouleverser la littérature pour les enfants et nous la rendre riche, créative, forte et libérée de nombreux tabous. Je vous propose ici de découvrir cette figure emblématique de l’édition jeunesse à travers une sélection d’albums qu’il a édités au cours des années 1966 à 1982, dans plusieurs maisons d’édition.

François Ruy-VidalDepuis les années 1960, la littérature pour la jeunesse est de plus en plus considérée et de nombreux artistes sont sollicités pour illustrer des albums à destination des enfants (vous pouvez lire à ce propos mon article sur les albums cultes des années 1960). Une grande importance est conférée aux illustrations, images qui se doivent d’être fortes afin de susciter chez les jeunes lecteurs émotions et questionnements, afin de proposer une approche active de la lecture. Les illustrations ne sont plus décoratives, mais bel et bien une valeur ajoutée au récit lui-même. Le texte n’est pas non plus négligé, et de grands écrivains s’essaient à composer quelques histoires à destinations des enfants. Profitant de cette dynamique créative, François Ruy-Vidal va imposer un style à la fois novateur, élitiste et provocateur, s’attirant les foudres de Françoise Dolto qui jugeait certains de ses livres nocifs et dangereux pour les enfants. Elle estimait en effet que les graphismes cauchemardesques proposés dans les publications de Ruy-Vidal pouvaient avoir une incidence grave sur l’évolution du psychisme des enfants.

François Ruy-Vidal et Harlin Quist

De 1966 à 1972, François Ruy-Vidal s’est associé à l’éditeur américain Harlin Quist avec qui il publiera une trentaine de livres selon cette idée : « oublier la pédagogie pour qu’elle soit contenue dans des livres qui seront pédagogiques à différents degrés plus intéressants que le premier ». Il s’agit donc de concevoir des ouvrages créatifs, proposant plusieurs niveaux de lectures. Il s’agit aussi de proposer de la qualité aux enfants, tant en termes de textes que d’images. Aussi, Ruy-Vidal fera-t-il appelle a de grands noms de la littérature, comme Ionesco ou Duras, et confiera le travail d’illustrations à plusieurs artistes qui se distingueront dans le milieu de l’édition jeunesse. Peu diffusée, cette maison d’édition traite des sujets neufs, soulèvent les tabous de l’époque en évoquant les thèmes de la mort, du temps, de la sexualité… Voici quelques ouvrages remarquables édités par Ruy-Vidal pendant cette période.

Contes couv:Mise en page 1Les Contes d’Eugène Ionesco, numérotés de 1 à 4, sont illustrés par Étienne Delessert, et aujourd’hui publiés chez Gallimard jeunesse. Est-il utile de présenter ces deux personnages ? Ionesco est avec Samuel Beckett l’une des figures majeures du théâtre de l’absurde, c’est un auteur essentiel dans l’histoire de la littérature française ; quant à Delessert, c’est un artiste peintre reconnu dans le monde entier, qui s’est illustré dans l’édition jeunesse avec plus de 80 livres pour enfants ! On retrouve dans ces quatre contes la plume décalée de son auteur, où règnent l’absurde, la dérision et la drôlerie. La petite Josette, héroïne des 4 contes, écoute les « histoires idiotes » de son papa, Ionesco lui-même, et joue, comme lui, avec les mots et l’absurde. Les illustrations de Delessert ajoutent à ce texte une note de poésie tout aussi insolite et irrationnelle, une belle plongée dans l’imaginaire proposant aux enfants de nombreux visuels surréalistes, jouant sur l’étrange et l’onirique. J’adore vraiment ces albums, aussi, je vous en parle plus en détails dans un article consacré.

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Le Voyage extravagant de Hugo Brise-FerLe Voyage extravagant de Hugo Brise-Fer est un livre écrit par François Ruy-Vidal lui-même, illustré par Nicole Claveloux, auteur de la célèbre série des Professeur Totem et Docteur Tabou. Ce magnifique album, qui a obtenu le Prix des dix meilleurs livres de l’année 1970 du New-York Times, relate le voyage surréaliste et philosophique qu’un jeune garçon parcourt à travers son propre corps, passant de l’oreille, à la bouche, aux yeux, etc. Il s’agit d’une grande métaphore du parcours intérieur d’un garçon alors en crise. Les illustrations de Nicole Claveloux sont très raffinées, baroques ; cette luxuriance ajoute au texte le sentiment d’être submergé d’émotions. Là aussi, texte et visuels vont dans le sens d’un parcours onirique, parfois cauchemardesque de par son étrangeté. Un ouvrage très beau, jouant sur des contrastes éloquents entre noir et blanc et couleurs, et une lecture très forte. Je vous laisse découvrir quelques illustrations extraites de ce bel album.

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Ah ! Ernesto ! est un le seul conte pour les enfants écrit par Marguerite Duras, il est originellement illustré par Bernard Bonhomme. Ce livre relate le dialogue entre Ernesto, un petit garçon de 7 ans qui ne veut plus aller à l’école, son père, sa mère et son instituteur, dialogue rendu absurde par l’incompréhension mutuelle des interlocuteurs. Il s’agit ici de montrer le fossé séparant l’individu des conventions et institutions sociales. Pour cela, l’illustrateur Bernard Bonhomme accompagne le texte de Duras d’images psychédéliques très ancrées dans leur époque, mais aussi très violentes et particulièrement dérangeantes. Ici, le propos est subversif et pose des questions sur le système scolaire et notre rapport à la connaissance. Le texte de Duras a été récemment réédité aux Éditions Thierry Magnier, avec de nouvelles illustrations, plus consensuelles, par Katy Couprie. Voici celles de Bernard Bonhomme :

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François Ruy-Vidal à la tête du département jeunesse de Grasset

Rencontrant des difficultés financières chez Harlin Quist, François Ruy-Vidal accepte en 1973 de créer un département de littérature jeunesse aux éditions Grasset, y imposant une ligne éditoriale très novatrice. Pendant les deux années qu’il y passera, Ruy-Vidal fera connaître quelques nouveaux auteurs phares de la littérature jeunesse, comme Danielle Bour, la créatrice de Petit Ours Brun, ou encore le célèbre affichiste Alain Gauthier. Voici, une nouvelle fois, une courte sélection d’ouvrages qu’il publia pendant cette période.

zizou1Zizou, Artichaut, Coquelicot, Oiseau est le premier livre illustré par Alain Gauthier, affichiste découvert par Ruy-Vidal ; le texte est de Jean Chalon. Dans cet album, Alain Gauthier impose son style très reconnaissable : des personnages lunaires, un univers onirique, une coloration subtile, un art faussement naïf, étrange, gracieux. Il y est question d’une petite fille, Zizou, qui veut se changer en fleur. À travers un voyage onirique, elle rencontrera plusieurs personnages de petites filles en fleur. Textes et images sont emprunts d’une belle poésie, ce qui fait de cet album un très beau livre pour les enfants.

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renard-non-luneLe Renard qui disait non à la lune est écrit par Jacques Chessex, lauréat du prix Goncourt en 1973, et illustré par Danièle Bour. Cet album évoque un renard qui refuse de rentrer dans le domaine de la connaissance pour rester libre de rêver. Ce joli conte est accompagné de très jolies illustrations à la peinture, parfaitement maîtrisées, relevant de l’Art Naïf qui rappelle les plus beaux tableaux du Douanier Rousseau. Autant je ne suis pas fan des illustrations de Petit Ours Brun qui, à mon humble avis, n’ont pas su traverser les âges, autant je trouve les illustrations de Danièle Bour magnifiques dans cet album.

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Alice_au_pays_des_merveillesFrançois Ruy-Vidal a également publié une traduction du célèbre texte de Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles, conte oscillant entre onirisme et cauchemar, en conséquence de quoi, il s’inscrit parfaitement dans sa ligne éditorial. Il a confié les illustrations à Nicole Claveloux qui a déjà travaillé sur Le Voyage extravagant de Hugo Brise-Fer que je citais plus haut. Une nouvelle fois, cette talentueuse illustratrice propose des visuels très forts, jouant ici aussi sur les contrastes entre noir et blanc et couleurs, une imagerie extrêmement moderne, graphique et lumineuse.

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François Ruy-Vidal à la tête du département jeunesse de Delarge

Au début de l’année 1976, François Ruy-Vidal quitte les éditions Grasset pour les éditions Jean-Pierre Delarge où il crée un département jeunesse. Il continue alors de publier des ouvrages audacieux, tente de proposer aux enfants des livres toujours surprenants et inattendus, abordant des thématiques nouvelles, telles que la peur, l’agressivité, les relations au sein de la famille. Voici quelques ouvrages qu’il publia aux éditions Delarge.

marceline_couvFrançois Ruy-Vidal réédite chez Delarge plusieurs ouvrages conçus avec Harlin Quist, comme les 4 Contes de Ionesco, ou Marceline le monstre, une fable écrite de Mary Lystad (Ruy-Vidal s’est chargé de la traduction) et illustrée par Victoria Chess. C’est l’histoire de Marceline, petite fille douce, sage et polie, qui décide de changer du tout au tout pour devenir un petit monstre : elle se laisse alors aller à faire des grimaces aux passants, à dire à sa mère que ses plats sont immangeables, à faire peur à son petit frère… Une terreur ! Elle finira par rejoindre le clan des enfants sages, parfaitement consciente des règles du jeu social. Ici, les thèmes de l’agressivité, de la colère (comme l’avait fait Maurice Sendak en 1963 avec Max et les Maximonstres) et des usages sociaux sont abordés à travers les provocations de la petite Marceline en quête d’un équilibre intérieur. Cette fable est accompagnée d’illustrations douces et colorés, assez humoristiques, ce qui les rend complices des frasques de la petite héroïne.

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avatars_pilouLes Avatars de Pilou, écrit par Jean Joubert et illustré par Alain Gauthier, raconte l’histoire d’un petit garçon, Pilou. Pilou est triste et déçu par ses relations familiales, aussi, souhaite-t-il se transformer en plusieurs avatars afin de goûter d’autres vies. Il se transformera en premier en chat, pour ne pas aller à l’école et dormir toute la journée, ne plus avoir le vertige et même, toucher les étoiles. Il se transformera tour à tour en animaux et en végétaux, toujours avec tristesse. Les illustrations d’Alain Gauthier sont ici encore très belles, surréalistes, fascinantes d’étrangeté. Cette imagerie s’éloigne du thème social des relations familiales pour s’orienter vers le rêve et la magie. Un très beau livre et une expérience de lecture troublante.

 

avatars_pilou1 avatars_pilou2

chat_noirFrançois Ruy-Vidal publie également chez Delarge une traduction de la célèbre nouvelle d’Alan Edgar Poe, Le Chat noir, illustrée par Nicolas Kéramidas. Ce choix est particulièrement inattendu et provocateur compte tenu de la violence du texte qui ne semble pas du tout adapté aux jeunes lecteurs. Pour rappel, Le Chat noir raconte l’histoire d’un meurtre : le narrateur tue sa femme d’un coup de hache et mure le cadavre dans la cave. Par mégarde, il mure avec la défunte le chat qui finira par le trahir. L’édition de Ruy-Vidal se compose d’extraits de la nouvelle, mais le meurtre n’est pas éludé, au contraire, Nicolas Kéramidas l’a même illustré explicitement, avec le cadavre de la femme, saignant abondamment, la hache plantée dans la tête. Ses illustrations désamorcent un peu l’aspect très noir du texte en raison de leur aspect humoristique. Néanmoins, ce n’est pas le genre de livres à mettre dans les mains des tout-petits, mais François Ruy-Vidal ne cible pas précisément ces ouvrages, considérant qu’il n’y a pas de littérature jeunesse, seulement la littérature. Il est même le premier à proposer des albums illustrés à destination des adultes, ce qui me paraît être le cas ici.

François Ruy-Vidal aux éditions de l’Amitié

François Ruy-Vidal achève son voyage éditorial aux éditions de l’Amitié où il publie plusieurs ouvrages remarquables dont voici une dernière sélection.

bistouri_mlle_dardLe Bistouri de Mlle Dard est écrit par François Ruy-Vidal et illustré par Jacques Lerouge. Il y est question de la petite Judith et de sa précoce vocation pour la médecine. Elle décide donc d’ausculter tout ce qu’elle peut : ours, poupées, chats, frères, voisins… Le thème de la médecine est ici prétexte à celui de la vie, dans son aspect le plus trivial, celle du corps en vie. Judith dit d’ailleurs cette phrase, à la fois juste et inattendue dans un album jeunesse : « tout cela manque de sang, et sans le sang, point de vie ! ». En effet, le sang, dans l’imaginaire collectif, est associé à la douleur et à la mort, c’est souvent un catalyseur de peur. Or, ici, il est évoqué de manière positive car, oui, le sang nous maintient en vie. Une nouvelle fois, François Ruy-Vidal lève un tabou et ose parler avec justesse du réel aux enfants.

famille_paulineLa Famille de Pauline est un ouvrage singulier dans l’œuvre éditoriale de François Ruy-Vidal, il s’agit d’un « animagier » : ce néologisme désigne en réalité un imagier, mais le terme « imagier » était à l’époque uniquement utilisé par le Père Castor. « Animagier » est un mot-valise construit sur la base des noms « imagier » et « animalier ». Cet animagier, La Famille de Pauline, est illustré à plusieurs mains, celles de Anita Becker, Catherine Waller, Fabrice Boissière, Michel Cassagne, Mila Boutan, Monique Michel-Dansac, Paris, Serge Ceccarelli et Sophie Mathey. Dans cet ouvrage, illustrations dessinées et photographiques se mélangent, abordant les thèmes de la famille à travers les objets du quotidien, la généalogie, le temps. Cet animagier propose une représentation moderne de la famille, levant les stéréotypes sexistes liés aux rôles maternels et paternels, chacun participant aux soins des enfants. Personnellement, je trouve les visuels un peu vieillots, trop ancrés dans leur époque, mais l’idée de mélanger dessins et photographies me paraît très pertinente.

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secret_domaineLe Secret du domaine, écrit par le lauréat 2002 du Goncourt Pascal Quignard et illustré par Jean Garonnaire, est un conte considéré par beaucoup comme un chef d’œuvre du genre, empreint d’une beauté rare due à la plume poétique de son auteur. Il y est question de la métamorphose d’un enfant lecteur en monstre capable de tuer par un seul regard, peu à peu gagné par une énergie mortifère tiré des livres qu’il lit ; il achèvera sa transformation en prenant la forme d’un parchemin qu’on jettera au feu. Cette métaphore, violente, de l’incendie renvoie ici à l’acte de lire dans le sens d’un désir brûlant, mais aussi d’une lumière : en effet, alors que le parchemin se consume, il « développe l’image dans la lumière rouge puissante en un bref incendie de la tête enluminée sur la page du livre. » On peut ici entendre le terme « enluminée » au sens premier renvoyant à l’enluminure, mais aussi à celui renvoyant à la lumière. Il propose ainsi une représentation très ambiguë de la lecture, pas du tout dans les carcans habituels. En 2006, Quignard publiera une version définitive de ce conte, L’Enfant au visage couleur de la mort, sans illustrations cette fois. Il s’agit d’un texte assez noir, d’une métaphore complexe. Une fois de plus, on peut s’interroger sur la cible d’un tel récit.

Les albums que je viens de vous présenter ne constituent pas une liste exhaustive des livres édités par François Ruy-Vidal, mais, je l’espère, vous donneront un aperçu de sa ligne éditoriale. Ruy-Vidal n’a pas pour vocation de faire de bons livres pour enfants, mais de bons livres pour tout le monde et, qu’on adore ou qu’on déteste son travail, force est de constater qu’il a publié des ouvrages de grande qualité, tant textuellement que graphiquement. En tant qu’adulte, je suis particulièrement fascinée par de nombreux livres dont je vous ai parlé, notamment les visuels étranges et inquiétants d’Alain Gauthier, mais la question de la réception chez les enfants se pose encore aujourd’hui, dans la mesure où cette réception, qu’elle relève de l’adhésion ou du rejet, est indéniablement et émotionnellement forte. Néanmoins, le militantisme de Ruy-Vidal a fortement contribué à faire évoluer l’édition jeunesse, notamment en proposant aux enfants des ouvrages aux qualités artistiques incontestables, mais aussi en abordant des thèmes novateurs, mettant en avant le fait que les enfants aussi sont capables de colère, de peur, de tristesse, de révolte, d’exigences esthétiques et intellectuelles…

Anne

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16 réflexions sur “François Ruy-Vidal : « Il n’y a pas de littérature pour enfants, il y a la littérature »

  1. J’ai feuilleté il y a quelques jours un Alice au pays des merveilles, illustré par l’artiste japonaise Yayoi Kusama. Les livres illustrés sont parfois des petites merveilles, à mettre entre toutes les mains.
    Côté bon écrivian, Antoine Volodine a écrit des livres pour enfant sur l’hétéronyme Manuela Draeger (qui, par ailleurs, est une femme écrivain du post-exotisme).

    Aimé par 1 personne

    • Effectivement, le travail de Yayoi Kusama est peu conventionnel, très moderne. Depuis les années 60, on trouve de nombreux albums illustrés assez remarquables !
      Je ne savais pas que Volodine avait écrit pour les enfants, j’ai lu « Des Anges mineurs » il y a longtemps et j’ai souvenir d’un texte extrêmement noir et d’une lecture éprouvante. Je suis curieuse de découvrir ce qu’il a écrit pour les enfants. Merci pour l’info 🙂 En effet, plusieurs auteurs renommés ont écrit pour les enfants, je sais que Georges Perec voulait écrire pour les tout-petits, mais il est mort avant : j’aurais tellement aimé qu’il ait le temps de nous laisser quelques contes !!!

      Aimé par 1 personne

      • Des anges mineurs, lecture éprouvante ? j’ai adoré (mais bon, je suis une fan). Et ce n’est pas le sujet :-), sous son hétéronyme Manuela Draeger, il est édité à L’école des Loisirs, je crois.

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    • « Des anges mineurs », c’est le désespoir absolu, comment lire ça avec légèreté ? Donc oui, une lecture éprouvante, ce que ne signifie pas que je n’ai pas aimé, au contraire.
      Je viens de vérifier et oui, il est édité à L’École des Loisirs. Merci !

      Aimé par 1 personne

      • Certes, pas question de lire Des anges mineurs avec légèreté, mais c’est le livre par lequel je suis entrée dans le monde de Volodine, et il reste un de mes préférés. Terminus radieux est, pour moi, bien plus éprouvant à la lecture. Il faut lire Les songes de Mevlido, le meilleur du post-exotisme, d’après moi.

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  2. De mon côté, j’ai toujours aimé les illustrations de Lisbeth Zwerger des contes pour enfants. J’aime beaucoup ce billet, car il aborde un sujet qui m’a toujours tenu à cœur. De plus, le travail de Ruy-Vidal est extraordinaire dans ce domaine…Les illustrations présentées sont magnifiques. Merci!

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  3. Très beau billet, très intéressant, avec un gros travail d’illustration. Merci.
    Je n’y connais rien en livre pour enfants, mais j’avais remarqué la qualité et l’invention des illustrations dans ce domaine. Et je suis d’accord avec l’idée qu’il n’y a pas de livre, d’histoire, d’art spécifiques à une tranche d’âge. (à part peut-être le douteux « pour adulte ») mais des oeuvres qui parlent à tous.

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    • Merci pour votre commentaire. Moi aussi, je pense que la catégorie « littérature jeunesse » ne doit pas s’inscrire dans un sous-genre de la littérature. Il est de très beaux livres pour enfants qui savent très bien toucher notre sensibilité d’adulte et nos exigences intellectuelles.

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  4. Remarquable article sur un sujet qui me tient à cœur. Ce sont des livres sur lequel j’aime toujours me pencher. Sans doute aussi parce que le fait de créer pour des enfants permet justement une libération, un relachement de la sensibilité et de l’émerveillement. J’ai reconnu quelques livres que je parcourais avec mes enfants. Entre autres Marceline le Monstre. J’ai découvert aussi la splendeur des illustrations de Nicole Claveloux, merci.

    Aimé par 1 personne

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